Je veux oublier !

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Ce matin et comme tous mes matins depuis presque exactement deux semaines, ce qui en fait 14…. Je n’ai pas vraiment envie de sortir de mon lit.

Le soleil brille dans le petit jardin. Non je n’y suis pas allée…Même ma fenêtre je ne l’ai pas ouverte ou essayé de jeter un coup d’oeil aux arbres qui s’exposent fièrement aux rayons dorés.

De toute façon, c’est un soleil irréel…sa beauté et  ses rayons chauds n’ajoutent à mon esprit qu’amertume  et morosité. Le contraste que cette lumière créé avec les murs obscures de mon âme me fait l’effet de la très petite fenêtre creusée dans le mur de la cellule et d’où le prisonnier ne peut rien voir… Dehors, la vie éclate de joie tandis qu’autour de lui les murs pleurent…

Les murs internes de mon corps sont fatigués, pâles… détruits…

Non je n’ai aucune envie de quitter ce lit qui est si tiède, si doux… La vie dehors ne vaut décidément pas le coup.

Mais il faut partir au travail. La vie continue et n’attend personne. Surement elle ne va pas m’attendre jusqu’à ce que je me débarrasse de cet ennui cruel qui ne veut pas me lâcher. Ce vide qui assourdit mon existence  au point de me séparer du monde des vivants. Je n’entend que les remords et les « si seulement ».

Peu importe!

D’un bond je me trouve  hors du lit, tire les rideaux et disparais dans la salle de bain. Mon Dieu ce que mon visage est morne ! Des cernes qui m’inondent les paupières… de la peau sèche partout!

Que m’arrive-t-il, seigneur! Je ne vais pas perdre la tête pour cette histoire ! Et si je la balançais aussi cette histoire, comme j’ai fais aux autres ! Je ne vais pas en mourir, non? Et puis renoncer à attendre et souffrir pour un mois n’est-il pas meilleur que n’en jamais finir !!

Et puis je n’ai pas 15 ans !

Dans la vie il y a plein de choses meilleures qui méritent mon attention…

J’ai ouvert mon armoire et sortis deux  robes, une beige et une mauve… La mauve m’attire, son air sombre me fait un clin d’oeil… Normal, Je suis d’humeur sombre aujourd’hui …

Je me maquille avec soin sans trop me donner l’air d’un tableau d’artiste… J’aime pas trop ce que les filles font de leur visage ces derniers jours ..

je quitte les pièce, sans oublier au passage ma veste noir et… Ma carte d’abonnement au Tramway.

Non, je ne vais pas au boulot …. Le soleil se fait rare ce mois et je vais en profiter. Un petit Déj dans un café à Ain Diab me parrait super comme plan pour commencer mon premier jour de régime  d’oubli …

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LOST !!

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girl in forest

I am Loosing  self-control. Things are just going wrong when I need them to be right.

Can’t we just be ourselves when we need it!!

And this stupid pride ! How can we reject something we want so desperately!! Why?? Is it madness, or reason !!

I wish I just could be  me in this moment and fix things like I usually do when I don’t care!!  you know, being normal not just acting. Feeling easy when dealing with people you care for and not afraid of being rejected!

How it would be so relieving if feelings weren’t that harmful, if people were just pure souls, happy and goodhearted.

If there was no madness ruining and screwing every reasonable thought in my head right now !

I hate my day !! 😦

Promises I never keep ..

Jounal d'une rêveuse schizophrène

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Enfin, il ne fais plus froid! 

J’adore le mois de mars, car bien qu’il y pleut parfois, la pluie est tiède, la brise aussi. Décidément  Je n’aime pas le froid… C’est triste… C’est intimidant. 

Le soleil a brillé ces jours-ci, et les pâturages situés sur la colline verte semblent flamboyants de joie. J’y suis allée faire un tour un jour pas très lointain, et je me suis abandonnée entre les bras des souvenirs qui me ravirent au monde réel. 

Et dans les fonds fond de moi même, je me promettais une chose. Promis ma chère!  Tu achètera une petite maison dans un coin tranquille pareil à cette prairie splendide. Tu y vivra, éloignée du bruit mondain. Tu la meubleras aussi simplement que possible mais digne d’un gout raffiné. Tu cuisineras tes plats favoris dans ta grande cuisine qui donnera sur une clairière  où les mouton et les vaches brouteront paisiblement…

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This is not trust !

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I am not sure if I am really back to my dear blog. All I know is that I was working, reading, searching …. Dying  as death can ever be in Private Equity books, theses and websites. And God! I just can’t bear it anymore… For now.

Oh! Let me tell you dear reader about my journey … This so paradoxically  horrifying and sweet journey. Well, my studies are finished ! Glad to hear? Of course, now I work… Kind of.

My work is a study  thing 😀 I have to master Private Equity sharia compliant … But that’s not the problem .. No no no babies !

It was never a bad thing to learn. Science is a treasure, working is worship, and team work is magical.

Now what if the people you are working with are changing suddenly ?! What if they don’t trust you anymore?! What if they can’t leave you alone in the office, asking you to leave when they are leaving, like if you were a thief?! This is insane, seriously.

I think, Yeah  I think! This is rude, impolite and just crazy as a behavior. Now, I can’t concentrate, can’t think about anything else but humiliation and (Yeah I have to admit it), my self-confidence is down. I feel like an empty ship made of paper, struggling in a fierce ocean, against wind and waves. Have no strength to keep moving. I mean, what’s the use of having faith in my work when no one cares for its quality, no one encourages. All they have  is criticism, and I am so vulnerable.

Yeah, I through all my sorrow on my miserable work conditions and I forget another naughty other story…. Really guys don’t keep reading if this is too for your happy mind… I actually don’t care anymore.

« Friends are here to support us in our dark times« . Sorry,  this is fairy tales! in my dark times I am alone, with my mind’s whispers and my sole shadow. Friends will tell you that they like you, they trust you …  you will believe it,you will believe that you trust them,  until the day when this liking thing we call friendship will disappear . Sole the ugly truth stays still. They will ignore you, avoid you, and kill every joy you may have experienced with them.

And yet, you will be waiting… Don’t know for what. But you will. Maybe one day everything will get back to the old days.  Maybe someday, you will restore your lost friend.

No, Never!

Rose fushia

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C’était l’un de ces hivers qu’on n’oublie pas. Ceux qui ne se contentent pas d’habiter l’espace autour de nos têtes, mais s’infiltrent jusqu’aux profondeurs de nos êtres, s’y installent, allument dans chaque veine une bougie et attisent dans nos coeurs des cheminées flamboyantes, où ça brule… ça brule…

Je l’avais rencontré pour la première fois, à la tombée de la nuit. Il apparut devant moi, comme une vision illusionniste, traversant le brouillard vers l’autre monde… vers moi… vers mes yeux, mes mains glacées dans mes gants, mon âme tremblante de froid et de solitude… Je compris alors, que c’est en sa compagnie que mes hivers à venir seront autant fleuris que les prairies du printemps

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Il était mouillé, lui aussi. Il était seul, triste et abattu. Je le pris dans mes bras et nous entrions à la maison.

Il avait besoin d’un bain, sale comme il était. Je lui servis à manger, et m’assis en face de lui, sur le tapis de la salle de séjour, et le regardais entrain de manger. Il était affamé, le pauvre … Je l’étais autant, mais je n’avais pas envie de manger… Je voulais plutôt parler.

Hélas, il ne pouvait pas parler. J’essayais quand même d’entamer la discussion, il fallait que quelqu’un m’écoute. Etre écoutée: C’est tout ce dont j’avais besoin.

– Que te serait-il arrivé si je ne t’avais pas trouvé, mon chéri?

Il me regarda l’air de rien, puis frotta sa tête contre la paume de ma main tendue vers lui, avant de replonger la tête dans son bol.

– » Et que me serait-il arrivée, aussi? Rien, je pense. Juste une autre nuit passée en face de la télévision, avec l’envie déchirante d’entendre la voix de maman, de me blottir contre son épaule et parler, pleurer et rire… Tu sais, ce sentiment de chaleur qui nous embrase  alors  qu’on raconte nos maux à un être cher et et on s’en sent débarrassé par la suite. Quand j’étais encore enfant, maman me faisait des madeleines que je mangeais avec du chocolat chaud tout en regardant « Totally Spieces ». Mon père lisait toujours un livre quelconque, assis dans son grand fauteuil près de la porte fenêtre, tandis que maman se peignait les ongles… Un vernis rose fushia, je m’en rappelle bien puisqu’elle en mettait  souvent. »Image

Je regardais mes ongles dénudés de vernis, et eu une bonne idée!

– Tiens! puisque tu es là à présent, pourquoi ne pas faire une partie de manucure?! Je paris qu’on va s’éclater!

Je l’installais sur mes genoux. Il n’imposa pas de résistance et se laissa faire. Je lui peignai ses petites griffes… lentement, consciente que le résultat doit être satisfaisant. Il me regardait de ses yeux ronds tous noirs. Il aimait ça.

– Elle m’asseyait parfois sur ses genoux, comme ça… Maman! Elle était vraiment douée et me faisait de très belles poses de vernis. Elle ne peignait jamais de travers, tout était droit, net et beau… Mais mes ongles étaient moins grands qu’il ne fallait.

Je lui avais demandé un jour pourquoi ses ongles étaient-ils si beaux et les miens ne l’étaient pas. Elle me dit: « Les miens aussi étaient petits et ils étaient même moins beaux que les tiens… Mais lorsque j’ai connu ton père, ils se sont transformés, ainsi comme tu les vois! »  Je n’en croyais pas mes oreilles et couru voir papa: Papa, fais-moi de belles  mains, comme tu l’as fait pour ceux de maman! » Il m’embrassa tendrement sur les deux joues et me répondit: Je ne peux rien pour les tiennes, mais sois patiente,  car un jour tu rencontreras  l’homme qui saura les embellir »

Le beau siamois s’étira comme un morceau d’élastique géant et me fixa. Un air de  compassion attisait ses  prunelles.

– Non, avait-il dit. J’aime bien tes mains … certes, les ongles en sont blessés et cassés  mais je les aime  bien quand-même. Elles m’ont lavé, nourrit et choyé… Elle m’ont accueilli lorsque j’airais dans le froid, sans savoir où aller. Elle sont bonnes tes mains…

La colombe et le scorpion

La nuit dernière, je fus arrachée de mon sommeil, avec une sensation de douleur effroyable !

scorpion

 

Et quoi d’autre qu’un cauchemar pour me faire un mal pareil ?!!

J’ai été agressé dans mon rêve par deux créatures, blessée oui ! J’en ai toujours la chaire qui brule.

La première scène de mon rêve se trouvait chez mes grands parents, ici à Settat. Il faisait nuit, et l’appartement baignait dans le noir. Soudain, une colombe ( Grise peut être) s’engouffrât dans la chambre obscure ou j’étais assise et vint se poser sur mon épaule, puis sans prévenir, elle planta ses griffes dans ma joue droite et m’y  fit deux grosses plaies noires, en croix ! Ok passons.

Après le décor changea et je me promenais dans un parc en Turkie, en compagnie de ma maman, lorsque, soudain, je réalisai que j’avais un scorpion sur la main droite. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, il piqua. Quelle douleur ! Il me piqua une deuxième fois alors que j’essayais de l’attraper par la queue, puis horrifiée de le voir s’infiltrer sous ma manche, je l’attrapai par la queue mais pas avant qu’il ne me piqua une troisième fois ! Enragée par la douleur, je le déchirais en morceaux, comme en décortique une crevette !

La douleur de ma main était suffisamment intense  pour me réveiller à 5h 27 du matin, à l’heure ou l’appel à la prière d’Al Fajr résonnait, déchirant le silence de la nuit. Pleinement éveillée, je sentais ma main qui brulait ! je la sentais toujours lorsque je racontais mon cauchemar à maman, à 11 du  matin, lorsque je remontais le chemin vers la maison.

C’est l’un des cauchemars  les plus inquiétants de toute ma vie ! :s

le Mouton-cochon qui avait des canines!!

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J’ai eu un rêve bizarre…

Avant de vous parler de mon rêve, je voudrais préciser qu’il reste moins de vingt jours avant la fête du Sacrifice, et je voudrais souhaiter par l’occasion, des préparations pleine de joie et d’amusements à tous les musulmans du monde… Heum heum ! Revenons à nos moutons ! 😉 😀

Alors, je disais, j’ai eu un rêve. Je ne sais pas comment ni pourquoi, il y avait un mouton. Un grand mouton blanc comme une boule de neige, et étrangement beau. Lui et moi, on était devenu amis, et je m’attristais sur le mauvais sort qui l’attendait. Et puis tout à coup, et dans le tumulte de l’enchaînement des faits qu’on n’arrive jamais à suivre dans un rêve, il se trouvait allongé près de Grand père sur le fauteuil où ce dernier somnolait , tandis que moi je massais les petites pattes du doux mouton.

Soudain, Le mouton s’emporta. Il n’appréciait pas mon massage on dirait. Mais chose bizarre, je constatais que je me suis arrêtée un bon moment et que c’est grand père qui l’agaçait, sans pour autant s’arrêter. Le mouton devint très en colère, il devint terrifiant, menaçant. Sa tête ressemblait à celle d’un cochon et son museau avait des canines. Des canines qui ne demandait que de me mordre!!

J’ai pris peur, et allais me réfugier dans les bras de maman, en disant entre mes larmes:  c’est grand père qui lui a fais mal! ce n’est pas moi! ce n’est pas moi!

Heureusement, je fus réveillée par le Athan  de l’ Asr ( Appel à la prière d’avant le coucher du soleil).

Non, ce n’était pas un rêve qui nous encourage à paresser au lit, finalement.

Terreur au Hammam !!!

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« Plus jamais de bain maure!… Non mais plus jamais ! », hurla-t-elle en entrant du bain, toute rouge, par un soir d’hiver.

L’entendre dire ça, aussi catégoriquement, était incroyable, elle qui adorait le bain maure autant que d’autres adorent la tarte aux fraises !

Le soir en question, elle avait tout rangé dans son petit sac de toilette « Hello kitty », sans rien omettre: Brosse à cheveux, shampoing, savon Beldi*, Henné, gant de gommage, gel douche … sans oublier son peignoir de bain, son lait de corps et Cie…  Bref, lorsqu’il est question de son bain, elle se transforme en perfectionniste aliénée.

Il n’y avait pas  trop de monde, ce soir, et c’était tant mieux, pensait-elle, car elle n’aimait pas que ça ressemble à un souk hebdomadaire.

Elle se réserva une bonne place, dans un coin ni chaud ni froid, puis s’en alla au sauna pour se relaxer les muscles. C’est l’étape  la plus délicieuse de toute la partie. L’eau était chaude, parfaite… l’idéale de ce qu’elle désirait.

Après une heure, elle remplit ses seaux une deuxième fois et s’appliqua le shampoing. A peine avait-elle commencé le rinçage de ses longs cheveux noirs qu’elle entendit, agacée, les cris de toutes les femmes dans la salle! Il n’y avait plus d’eau !!

C’était l’anarchie totale. Tout le monde engueulait tout le monde. Il faut dire que les femmes  deviennent dangereuses à approcher dans pareilles situations. Chacune voulait s’approprier le peu d’eau froide qui coulait encore, en petites gouttelettes. L’une avait toujours son shampoing dans les cheveux, l’autre disparaissait sous une couche gluante de hénné, tandis que les plus malheureuses entre toutes était celles qui venaient de démarrer, et avaient toujours le savon beldi sur la peau, ou avaient déjà commencé le gommage. Très désagréable comme situation !

Et puis tout ce brouhaha a fini par prendre un cadre plus organisé, et une manifestation ( au vrai sens du terme)  se dirigea vers la pauvre réceptionniste qui devait faire face à ce tsunami de zombis extraterrestres en colère!

Ce n’est pas grave… ce disait-elle, en regardant d’un œil satisfait son seau et demi d’eau qui restait… Il m’en reste suffisamment pour me rincer les cheveux et mettre mon gel douche. Elle regarda ensuite le rang de femmes en face d’elle, toutes occupées à se laver les cheveux, qui d’ailleurs l’intriguaient tant elle se ressemblaient et faisaient les mêmes mouvements en même temps. L’une d’entre elles s’approcha  et l’implora de lui donner un peu d’eau.

– Bien sur, servez-vous, Lalla*.

La dame, encouragée par la bonté de la jeune fille, s’est servie… généreusement. Notre héroïne regardait, sans croire, son seau se vider sous ses yeux… Ne pouvant supporter que sa générosité soit récompensée avec un tel égoïsme, elle se révolta.

– Vous ne m’avez rien laissé! Comment suis-je supposée terminer mon bain, maintenant que m’avez tous gobé!

– Ah! Non, gamine. Tu as toute une rangée de seaux pleins d’eau chaude! Tiens! j’en compte 3 autres, tous pleins! Ce n’est pas ce petit seau qui va te laver !

– Non! mais je rêve! De quels trois seaux parlez-vous, madame!? à part celui que vous venez de vider, il n’y a que ce seau remplit à demi!

– Assez de mensonges! je vous dit vous avez 3 seaux!

– Ah! Oui! et bien moi, vos 3 seaux  je ne les vois pas! mais si vous insistez, prenez les, vos trois seaux …. Prenez-les je vous les offre!

La dame baissa la tête un instant, secouée par un rire grinçant, comme la clé rouillée d’une vieille cave. Lorsqu’elle leva enfin la tête, la jeune fille s’immobilisa de terreur!

Elle avait devant elle, une vieille créature, brumeuse tel un fantôme, aussi terrifiante qu’un zombie. Ses yeux complètement noirs ne clignaient plus, la fixaient comme un requin géant fixerait le petit poisson rouge tremblant. Sa bouche s’ouvrait dans un sourire maléfique, révélant deux crocs aiguisés qui crachaient du venin vert puant…

La rangée de femmes qui se tenaient en face d’elle une minute auparavant, se rassemblaient autour d’elle, toutes aussi terrifiantes que leur leader.

Elle avait tellement peur qu’elle commença à hurler, prit les seaux vides à portée de sa main, et les leur jeta, un par un , en pleines figures. Elle se débattait comme dans un mauvais rêve et ne sut ni comment ni par quelle chance elle se trouvait enfin dans la salle de repos, saine et sauve, en pleurs et aussi pâle qu’une morte!

– Des sorcières! A moi! Au secours!

Tout le monde se précipita vers le Hammam, armées de tout ce qui leur tombait sous la main: seau, balai, ustensiles de cuisine ( ceux de la réceptionniste) …. Vide… Le hammam était vide!

– Elle étaient là! Affreuses et terrifiantes! Elle m’ont prit toute mon eau!

– Il n’ y a personne… Je crains que vous étiez victime de quelques fantômes sadiques… Ils aiment se payer les têtes des mortels.

Bref, elle a dû attendre une heure, accroupie au froid avant que l’eau ne revienne dans les robinets. Elle termina sa toilette là où elle était, à la hâte, toute tremblante d’horreur et de froid. « Non, plus jamais de bain maure! » balbutiait-elle en pleurant silencieusement.

Lalla: Veut dire Madame, dans le dialecte marocain.

Savon Beldi: un savon marocain, sous forme de pâte, qui sert au gommage. Fait d’huile et de noyaux d’olives broyés.

A walk in seoul city… By three years from now.

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Three years later, I am in seoul, yeah finally, I did it.

It was a rainy afternoon. I didn’t take my umbrella with me, and it wasn’t a big deal since I love walking under the rain and get wet. It gives me a feeling of some kind of purity I cannot find elsewhere. 

I walked for a long time, Hugged seoul’s sky full of clouds, and my chest was as fresh as the wind that was flying around  me like beautiful butterflies. I won’t have such a feeling anywhere but Korea, I know it. I belong to there even if I have no family in this country.

Anyway… 

Korean people are awesome! I couldn’t hope for such  kind a behavior and good manners… They are full of life, and so am I when I am with them.

Tired of walking, I took the bus back to my house… A little Hannok with a cheerful garden around..

I took a sit near the window and watched the walkers moving away from me. Peaceful ride on the streets… not like the usual  noisy drives… At all.

suddenly, my eyes get attracted to a guy who was trying to cross the road. He was very tall and had the most dark hair I could ever see. His skin was brown and his hair lied savagely around his nick. 

while turning my looks away from him, I noticed that he was staring too.. I looked at him surprised… and so was he! what an embarrassing situation! I smiled … My smile was awkward, I know that… I noticed him running to catch the bus and jumped into it when it stopped. 

I was a little bit afraid, especially when he sit by my side. He was smiling, Looking straight ahead … without a word to me. Ouf, I wasn’t in trouble, then. 

– Excuse me, he said when I rose to leave. 

– Yes…

handing me a little piece of Kleenex, he said:

– you have some 김치*  sauce on your lips… I took the bus just to warn you…

-oups… 감사합니다* ! 안녱히규 세요*!

And I left … 

what a shame ! what the hell  was I thinking ! 

*김치: kimshi: a korean meal.

*감사합니다: thanks 

*안녱히규 세요: Goodbye 

미소, 오빠! ( Souriez, monsieur )

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ImageAprès six heures de travail, je traversais enfin le grand hall de La société où je mène mon stage… où je menais* mon stage, car je viens de le terminer vers la fin de Juillet.

Il faisait beau et le soleil rayonnait dans l’horizon. J’ai pris le Tramway comme d’habitude et faute de sièges libres, je restais debout, tout près de la cabine du chauffeur. Il faut dire que ça donne un beau paysage, de là où ce dernier se tenait.

Deux stations plus loin, je traversais la place des nations unies en direction de la place Maréchal qui n’est autre que le Terminus du Bus numéro 35 que j’ai l’habitude de prendre.

Je montai, et m’installais près de la fenêtre. Le bus bougea après une longue attente, et le voyage de retours vers la maison commença … Un long voyage, ma foi!

A peine  arrivions nous à fuir un embouteillage qu’on se trouverait en plein autre, plus étouffant. Tout s’y mêlait: les piétons, les voitures et même les motos et bicyclettes.

je regardais sans le voir ce tableau qui m’est très familier, une musique de K.will « 이 러지마 제발 » , m’imaginant en pleine promenade nocturne sous le ciel de seoul, lorsque attirèrent  mon attention  deux hommes asiatiques qui voulaient traverser la rue. l’un des deux hommes, plus « casual « se baladait, les mains dans les poches, une lueur d’orgueil brillait discètement dans ses prunelles.

Je l’observait avec attention. Techniquement, il ne devait pas s’en apercevoir, puisque mes regards devaient être dissimulés derrière mes lunettes de soleil … Mais il m’avait vue car il m’observait lui aussi, avec un intérêt pas moins vif que le mien. Je ne sais vraiment pas ce qui m’avais pris alors … car je lui ai souri! Oui! un sourire sorti du fond du coeur, paisible, léger, d’une naïveté enfantine… Et il m’a souri aussi… Il souriait plein les dents et semblait éclatant de joie lui aussi  😀 j’étais transportée de bonheur !

C’est drôle ce qu’un seul sourire peut faire! C’est fou ce que les asiatiques me font perdre la tête… J’aurais tant voulu lui demander de me prendre avec eux, dans leur pays ( je crois il était coréen, d’après sa physionomie qui m’est très familière).

Le chemin restant, j’y pensais et souriais de temps à autre … Il faut que je reprenne le Hangueul… Il faut que j’y vive un jour, à séoul!

J’étais tellement plongée dans mes réflexions que je ne me rendais  pas compte que le trajet était différent de celui pris normalement par le 35. Ce n’est que lorsque je voyais les rues désertes et ensoleillées devant moi que je pris connaissance de ce qui m’arrivait.

Je descendit illico et arrêtai le premier Taxi disponible.

-Le terminus 35, SVp..!

-Pardon ?!

– Le 35 !!!

– D’accord … Mais calmez-vous , vous avez l’air sur les nerfs…

– Euh non… Excusez-moi … c’est que j’ai eu peur …

Et je racontai ma petite mésaventure.

– Ne vous en faites pas… vous ne vous êtes pas trop éloignée… Il faut faire attention, la prochaine fois…

-Oui…

Puis à moi même: La prochaine fois, je me rassurerais bien du Numéro du Bus avant d’y mettre les pieds …