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C’est déjà Septembre. Ce mois rime avec poésie, tapis de feuilles d’arbres jaunies, la rentrée à l’école et les cahiers neufs. C’est aussi le synonyme d’un ciel gris humide, londonien. 

Mais depuis quelques temps, Septembre a changé. C’est l’extra-stay de l’été, le prolongement des jours chauds, du soleil ennuyeux. On dirait que c’est toujours la même saison. 

Depuis Avril, c’est la toujours la même saison. Du moins chez moi. Car j’ai toujours le coeur chaud … très chaud à en exploser. J’ai toujours cette espèce de vertige à chaque fois que je me projette dans l’avenir. J’ai toujours le mal du pays, des gens, des discussions… J’ai toujours  le mal de la vie, de ma vie. 

Et pourtant, c’était en Avril que ça a commencé, et j’espérais que les saisons qui s’écoulent arriveront quand même à faire disparaître ces brûlures qui m’ont assez fait souffrir … Tout comme le fait  le va et vient de la marrée. Septembre est chaud cette année là! 

Une chose a changé pourtant! J’ai eu le diplôme. Sympa non? Maintenant je suis une jeune gestionnaire qui essaye de se gérer le mieux possible pour avoir un boulot qui va la faire grandir, car, je le souligne bien, je ne veux pas un job où je vais vieillir. 

Bref, travailler. Mais depuis que je me le demande, pourrais-je jamais travailler et réussir ? Le spectre de mon stage réapparaît , gris et sentant le moisis et les chaussures. J’ai peur -mais une horrible peur- de l’échec. Mon dernier échec, s’il en existe vraiment,  me torture. Mon bourreau est un petit bureau gris et une chaise noire, Un mur en verre et une lumière floue… Un bruit de verrou automatique et de porte qui s’ouvre soudainement. Mon bourreau est là, dans ma tête. Il dort pas, lui, il attend que je dors pour qu’il fasse son travail… Me harceler. 

 

 

 

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